samedi 20 décembre 2014

Washington demande l'aide de Pékin face aux cyber-attaques nord-coréennes

Washington demande l'aide de Pékin face aux cyber-attaques nord-coréennes



Les Etats-Unis ont demandé à la Chine de les aider a bloquer les cyber-attaques en provenance de la Corée du Nord, en réponse au piratage dont a été victime fin novembre le groupe Sony Pictures.



« Nous avons discuté de cette possibilité avec les Chinois pour échanger des informations et avons exprimé notre inquiétude à la suite de cette attaque et leur avons demandé leur coopération », a ainsi détaillé un haut responsable de l'administration américaine.



Mercredi, Sony Pictures a annulé à la suite de menaces de pirates informatiques la sortie prévue pour Noël de The Interview, comédie parodique sur un complot fictif de la CIA pour tuer le leader nord-coréen Kim Jong-un. Le gouvernement américain a désigné Pyongyang comme l'auteur de ce piratage massif.



Lire aussi l'édito du Monde : « The Interview » : la capitulation de Sony et d’Hollywood



« ARROGANCE CULTURELLE ABSURDE »



Des accusations que les autorités de la République populaire continuent de nier. Samedi, elles ont proposé aux Etats-Unis une enquête conjointe sur cette cyber-attaque. « Sans aller jusqu'à recourir à la torture comme l'a fait la CIA américaine, nous avons les moyens de prouver que nous n'avons rien à voir avec cet incident », a ainsi déclaré le ministère nord-coréen des affaires étrangères.



Lire aussi : Piratage de Sony Pictures : la Corée du Nord demande une enquête conjointe



De son côté, le journal chinois Global Times a qualifié le même jour « d'arrogance culturelle absurde » le film The Interview. Les cinéastes américains ont tort de se moquer du leader nord-coréen Kim Jong-un, a ajouté le journal, détenu par le Quotidien du Peuple, organe officiel du Parti communiste chinois.



Ce piratage, l'un des plus importants jamais subi par une entreprise aux Etats-Unis, a dévasté le système informatique de Sony Pictures, dérobé et publié sur Internet les données confidentielles de 47 000 employés et tiers du studio, y compris de célébrités, diffusé des courriels embarrassants, et mis en ligne cinq films du studio dont certains n'étaient pas encore sortis.



SOUTIENS DE SÉOUL ET TOKYO



Samedi, la Corée du Sud a accusé son voisin du Nord d'avoir mené les cyber-attaques contre le groupe Sony Pictures. Le ministère des affaires étrangères a en effet relevé « des similitudes entre [celles-ci] et celles menées contre des banques sud-coréennes et d'autres [entités] en mars l'an dernier ».



Une enquête officielle avait rendu responsable l'agence nord-coréenne du renseignement de ces opérations qui avaient entraîné la fermeture complète des réseaux des télévisions KBS, MBC et YTN et paralysé les opérations de trois banques sud-coréennes.



Séoul a indiqué être prêt à partager avec les Etats-Unis les informations « liées à la cyber-attaque contre Sony » et à renforcer la coopération internationale pour faire face à de nouvelles menaces informatiques.



Le Japon a envoyé le même message. Un porte-parole du premier ministre Shinzo Abe a déclaré que son « gouvernement communique étroitement avec les Etats-Unis et soutient leur approche sur cette question ».








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