mercredi 18 février 2015

Refus d'inhumation d'un bébé rom : l'enquête préliminaire classée sans suite

Refus d'inhumation d'un bébé rom : l'enquête préliminaire classée sans suite



Le parquet d'Evry a décidé de classer sans suite l'enquête préliminaire pour discrimination concernant le maire de Champlan (Essonne), suspecté d'avoir refusé d'enterrer un bébé rom dans le cimetière de sa commune à la fin de décembre. L'élu a toujours nié ce refus.



« Les investigations, si elles confirment un comportement parfois inadapté de différentes personnes qui sont intervenues dans la gestion de cette situation, n'ont pas permis d'établir que cette attitude ait trouvé sa source dans une volonté malveillante ou discriminatoire », a déclaré le parquet, qui avait ouvert une enquête préliminaire pour « discrimination » le 4 janvier.



UNE CONSIGNE ILLÉGALE POUR LE DÉFENSEUR DES DROITS



Christian Leclerc (divers droite) avait été sollicité par la famille de la petite fille, morte à deux mois de la mort subite du nourrisson. Les parents, installés dans un bidonville depuis plus d'un an, souhaitaient l'inhumer à Champlan. Mais, selon l'Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR), ils avaient essuyé un refus, jugé non justifié.



A la fin de janvier, le défenseur des droits, Jacques Toubon, avait estimé que le maire de Champlan a donné une consigne illégale et discriminatoire à ses services en refusant d'enterrer un bébé rom dans son cimetière.








Refus d'inhumation d'un bébé rom : l'enquête préliminaire classée sans suite

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