Premières relèves pour les soldats de Vigipirate
Par bus entiers, les relèves sont arrivées de Vannes, dans lépais brouillard qui englobait la base de Brétigny-sur-Orge, jeudi 12 février. Les premiers soldats déployés en urgence après les attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris quitteront au cours de ce week-end lIle-de-France, où ont été mobilisés 56 % des effectifs du plan Vigipirate alerte attentat. Ce vaste mouvement de relève sachèvera la semaine prochaine sur lensemble des régions.
Leffectif a atteint 10 412 hommes le 15 janvier dans lopération rebaptisée Sentinelle, selon les tableaux de létat-major opérationnel de larmée de terre. Hors cas de force majeure, cet effort, décuplé par rapport au régime de croisière de Vigipirate, est prévu dans les plans gouvernementaux comme un maximum, et sur une « courte durée ».
Les armées étaient déjà déployées sur les opérations extérieures au maximum de leurs capacités (pour larmée de lair) ou même au-delà du contrat prévu dans le Livre blanc de la défense de 2013, avec 9 500 soldats au total. Depuis les attentats, pour la première fois, elles ont engagé simultanément autant de soldats sur le territoire national et à létranger, du Sahel à lIrak. Les responsables militaires plaident pour une adaptation de Vigipirate.
Patrouilles mobiles
Lobjectif qui est à létude est de faire diminuer leffectif militaire par paliers, pour le porter à 7 500 prochainement, puis 3 000. Tout en changeant la façon dagir.
Au total, 154 unités ont été déployées sur 722 sites classés « sensibles » par les préfets. Une partie dentre eux (120) formaient la couverture classique du plan Vigipirate. Y ont été ajoutés pour lopération Sentinelle 592 sites confessionnels, dont la plupart ont jusquici fait lobjet dune garde statique et près de 200 étaient surveillés 24 heures sur 24, même si les locaux étaient vides.
Cette « posture » va changer. Les militaires la jugent dangereuse pour les soldats, régulièrement pris pour cible, et usante à terme pour tout lédifice.
Les gardes statiques vont dans de nombreux cas être remplacées par des patrouilles mobiles. Après un appel doffre passé en urgence, larmée vient de louer 300 véhicules, des combis à 9 places frappés dun logo Vigipirate-Opération sentinelle à cocarde. Des discussions sont en cours entre les militaires, les préfets et les représentants de la communauté juive pour réorganiser la surveillance, point par point.
Depuis le début de lopération en janvier, le commandement a recensé 371 incidents contre la troupe. Parmi eux, « des reconnaissances, prises de vue ou films » et « 14 agressions graves, que ce soit au couteau, par laser, voire coup de crosse », dont lattaque au couteau du 3 février à Nice. Autre cas, début février à Etampes (Essonne), au sud-est de Paris : un jeune homme a été repéré à plusieurs reprises par les militaires, avant dêtre identifié comme membre dune fratrie de trois récemment revenue du Yémen. A Savigny-sur-Orge, une voiture a délibérément foncé sur les barrières qui protégeaient un lieu communautaire juif. Plus récemment, un homme a tenté darracher son fusil à un militaire en patrouille au Trocadéro à Paris avant dêtre maîtrisé.
Par bus entiers, les relèves sont arrivées de Vannes, dans lépais brouillard qui englobait la base de Brétigny-sur-Orge, jeudi 12 février. Les premiers soldats déployés en urgence après les attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris quitteront au cours de ce week-end lIle-de-France, où ont été mobilisés 56 % des effectifs du plan Vigipirate alerte attentat. Ce vaste mouvement de relève sachèvera la semaine prochaine sur lensemble des régions.
Leffectif a atteint 10 412 hommes le 15 janvier dans lopération rebaptisée Sentinelle, selon les tableaux de létat-major opérationnel de larmée de terre. Hors cas de force majeure, cet effort, décuplé par rapport au régime de croisière de Vigipirate, est prévu dans les plans gouvernementaux comme un maximum, et sur une « courte durée ».
Les armées étaient déjà déployées sur les opérations extérieures au maximum de leurs capacités (pour larmée de lair) ou même au-delà du contrat prévu dans le Livre blanc de la défense de 2013, avec 9 500 soldats au total. Depuis les attentats, pour la première fois, elles ont engagé simultanément autant de soldats sur le territoire national et à létranger, du Sahel à lIrak. Les responsables militaires plaident pour une adaptation de Vigipirate.
Patrouilles mobiles
Lobjectif qui est à létude est de faire diminuer leffectif militaire par paliers, pour le porter à 7 500 prochainement, puis 3 000. Tout en changeant la façon dagir.
Au total, 154 unités ont été déployées sur 722 sites classés « sensibles » par les préfets. Une partie dentre eux (120) formaient la couverture classique du plan Vigipirate. Y ont été ajoutés pour lopération Sentinelle 592 sites confessionnels, dont la plupart ont jusquici fait lobjet dune garde statique et près de 200 étaient surveillés 24 heures sur 24, même si les locaux étaient vides.
Cette « posture » va changer. Les militaires la jugent dangereuse pour les soldats, régulièrement pris pour cible, et usante à terme pour tout lédifice.
Les gardes statiques vont dans de nombreux cas être remplacées par des patrouilles mobiles. Après un appel doffre passé en urgence, larmée vient de louer 300 véhicules, des combis à 9 places frappés dun logo Vigipirate-Opération sentinelle à cocarde. Des discussions sont en cours entre les militaires, les préfets et les représentants de la communauté juive pour réorganiser la surveillance, point par point.
Depuis le début de lopération en janvier, le commandement a recensé 371 incidents contre la troupe. Parmi eux, « des reconnaissances, prises de vue ou films » et « 14 agressions graves, que ce soit au couteau, par laser, voire coup de crosse », dont lattaque au couteau du 3 février à Nice. Autre cas, début février à Etampes (Essonne), au sud-est de Paris : un jeune homme a été repéré à plusieurs reprises par les militaires, avant dêtre identifié comme membre dune fratrie de trois récemment revenue du Yémen. A Savigny-sur-Orge, une voiture a délibérément foncé sur les barrières qui protégeaient un lieu communautaire juif. Plus récemment, un homme a tenté darracher son fusil à un militaire en patrouille au Trocadéro à Paris avant dêtre maîtrisé.
Premières relèves pour les soldats de Vigipirate
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire