Ligue 1 : après OL-PSG, le suspense reste total
De lété 2012 au printemps 2014, le championnat de France sétait mué en une course monotone, dominée par un pur-sang parti en trombe et qui avait à peine besoin de jeter un regard furtif derrière lui pour savourer le calvaire de ses adversaires largués au loin. Double tenant du titre en Ligue 1, le Paris-Saint-Germain semblait promis, cette saison, à une troisième promenade de santé daffilée sur la scène nationale. Avec son budget pharaonique (490 millions deuros) et son escouade de stars enrôlées à prix dor (plus de 400 millions deuros dépensés en transferts depuis 2011 et le rachat du club par Qatar Sports Investments, QSI), le club de la capitale devait une nouvelle fois échapper à la grille de lecture traditionnelle du football hexagonal, aucun challenger nétant suffisamment taillé pour entraver sa marche irrémédiable vers le titre.
Lanomalie quavait constituée, au printemps 2012, le sacre du « nain » montpelliérain (36 millions deuros de budget) nétait plus quun mauvais souvenir pour les dirigeants du PSG, dont les yeux étaient depuis rivés sur la Ligue des champions. La saison passée, même le retour parmi lélite de lAS Monaco, propriété du milliardaire russe Dmitry Rybolovlev, navait guère effrayé les hiérarques de QSI. Mais pour le plus grand bonheur des chroniqueurs sportifs, le cru 2014-2015 du championnat de France se révèle particulièrement capiteux. Dimanche 8 février, en clôture de la 24e journée, les trois équipes de tête se tiennent actuellement à deux points.
LOM VA DEVOIR SACCROCHER
Au stade Gerland, le match nul (1-1) entre le leader lyonnais et le PSG na guère permis de clarifier la donne. En cas de victoire, les Gones auraient devancé de cinq points lOlympique de Marseille et la formation de la capitale. Constituée de jeunes « faits maison », la phalange rhodanienne ne conserve quune courte avance de deux unités sur ses rivaux phocéens et parisiens. Les deux ennemis ancestraux sont, eux, sur un pied dégalité parfait. « Tout le monde sort frustré de ce match-là, en ce qui concerne les Parisiens, a reconnu lentraîneur du PSG, Laurent Blanc, dans les entrailles de Gerland. Lyon doit être satisfait de ce résultat nul. Nous sommes satisfaits du point que nous ramenons en sachant que nous aurions pu en prendre deux de plus. Il y a eu beaucoup de choses sur le jeu notamment en seconde période au cours de laquelle mon équipe a été meilleure dans tous les compartiments. »
Contrairement à la Bundesliga allemande, où le Bayern Munich file vers un énième sacre, et à la Serie A italienne, où la Juventus Turin devrait aisément conserver son trône, la Ligue 1 pourrait offrir au printemps une joute à mort entre trois formations déterminées à glaner le titre. Si le suspense reste total, lOlympique de Marseille semble manquer de profondeur de banc malgré un début de saison fracassant (huit victoires consécutives) et le travail de sape réalisé par son entraîneur argentin Marcelo Bielsa. Alors quils ne sont plus concernés que par le championnat après leur élimination en Coupe de France et Coupe de la Ligue, les Phocéens devront saccrocher avant de recevoir lOlympique lyonnais, le 15 mars, et le PSG, le 5 avril. Ces deux rencontres seront assurément cruciales pour le gain du titre.
OBJECTIF LIGUE DES CHAMPIONS POUR LOL
Après la réception du PSG à Gerland, lentraîneur de lOL Hubert Fournier a publiquement reconnu la supériorité de son rival de la capitale, dont la maîtrise collective contraste avec son manque flagrant de réalisme. « Il faut reconnaître que nous avons eu face à nous un grand Paris et il y a donc la satisfaction davoir obtenu ce résultat nul, a déclaré le coach des Gones. Il a fallu faire preuve dabnégation et de solidarité. Nous avons fait le dos rond durant une grande partie du match car nous navions pas les moyens, ce soir, de rivaliser techniquement avec cette équipe parisienne. Nous avons eu la chance davoir eu un grand gardien qui nous a permis de rester dans le match. Nous restons premiers, ça fait plaisir. »
Doté dun budget plus de quatre fois inférieur (115 millions deuros) au PSG, lOL ne participe guère cette année à la Coupe dEurope et conserve ainsi une certaine fraîcheur en championnat. Sappuyant sur les talents issus de son académie (une vingtaine de joueurs formés au club au sein du groupe professionnel), la formation rhodanienne simpose de fait comme la rivale numéro un des Parisiens. Solide au Parc des Princes puis à Gerland, elle est parvenue à neutraliser (1-1) à deux reprises lécurie du fonds QSI cette saison et lorgne logiquement un titre qui lui échappe depuis la fin de son règne sans partage (2002-2008) sur la Ligue 1. Misant sur le long terme, le club du président Jean-Michel Aulas entend dabord retrouver la Ligue des champions avant dinaugurer, en décembre, son Stade des Lumières, écrin de 58 000 places dont il sera propriétaire.
LE PSG, ENCORE EN LICE DANS QUATRE TABLEAUX
A quatorze journées du terme de la saison, lOL parviendra-t-il à maintenir son avance sur le PSG ? Cest la principale inconnue. En obtenant un nul sur la pelouse lyonnaise, le club de la capitale a, lui, montré létendue de ses ressources malgré la méforme et lagacement manifestes de ses stars vieillissantes (Zlatan Ibrahimovic en premier lieu). Depuis sa défaite (4-2) à Bastia, début janvier, le club de la capitale a retrouvé une certaine rigueur défensive et pourrait faire valoir son expérience dans les prochaines semaines.
Principal favori dans la course à sa succession en championnat, le PSG est encore en lice en Coupe de la Ligue, dont il jouera la finale (face à Bastia) le 11 avril, ainsi quen Coupe de France (8e de finale contre Nantes le 11 février). Disputant actuellement un match tous les quatre jours, les joueurs de Laurent Blanc sont accaparés par la préparation de leur double confrontation face à Chelsea, en huitièmes de finale de Ligue des champions. Eliminés en quarts de finale (3-1/0-2) de lépreuve par les « Blues » la saison passée, les Parisiens considèrent la réception des Londoniens au Parc des Princes, le 17 février, comme le rendez-vous le plus important de « leur » saison.
Alors que les hiérarques de QSI ambitionnent de remporter la plus prestigieuse des compétitions européennes à lhorizon 2019 et détendre dici-là le rayonnement commercial du club, le PSG ne devra guère se louper face aux hommes de José Mourinho. Si daventure les Parisiens se hissaient en quarts de finale de Ligue des champions, nul doute que Laurent Blanc serait contraint dopérer une rotation et de ménager certains cadres sur la scène nationale. Du côté de lOL et de lOM, on prie pour que pareil scénario se réalise.
Aulas : « Je naime pas être pris pour le bouffon de la soirée »
Le président lyonnais Jean-Michel Aulas n'a pas caché son agacement à l'issue du match nul (1-1) concédé par son équipe contre le Paris SG dimanche, estimant que l'arbitre avait notamment oublié de siffler des penalties pour l'OL, alors qu'il en a accordé un à Paris. "Je suis très agacé. Quand on m'explique que ce n'est pas une main qui mérite penalty (en l'occurrence celle du Parisien Blaise Matuidi dans sa surface en première période, ndrl), je pense qu'on me prend pour un idiot et je n'aime pas qu'on me prenne pour le bouffon de la soirée", a vivement réagi M. Aulas au micro de Canal + après la rencontre.
Interrogé dans un premier temps sur son avis quant au penalty donné à retirer par M. Turpin à Ibrahimovic - en raison de l'incursion d'un grand nombre de joueurs, à majorité lyonnais, dans la surface avant que le Suédois ne s'exécute et voit son ballon repoussé en vain par le gardien lyonnais -, M. Aulas ne s'est guère voulu disert. "Tant que l'on appliquera les règlements sans aucune appréciation, sans aucun état d'âme, on se risque éventuellement à un certain nombre d'analyses. J'aurai aussi voulu revoir le penalty sur Lindsay, la main décollée (de Matuidi) en première mi-temps, et le penalty indéniable sur Yohann Gourcuff", a-t-il répondu, préférant donc revenir sur les actes qu'il juge manqués de l'arbitre.
De lété 2012 au printemps 2014, le championnat de France sétait mué en une course monotone, dominée par un pur-sang parti en trombe et qui avait à peine besoin de jeter un regard furtif derrière lui pour savourer le calvaire de ses adversaires largués au loin. Double tenant du titre en Ligue 1, le Paris-Saint-Germain semblait promis, cette saison, à une troisième promenade de santé daffilée sur la scène nationale. Avec son budget pharaonique (490 millions deuros) et son escouade de stars enrôlées à prix dor (plus de 400 millions deuros dépensés en transferts depuis 2011 et le rachat du club par Qatar Sports Investments, QSI), le club de la capitale devait une nouvelle fois échapper à la grille de lecture traditionnelle du football hexagonal, aucun challenger nétant suffisamment taillé pour entraver sa marche irrémédiable vers le titre.
Lanomalie quavait constituée, au printemps 2012, le sacre du « nain » montpelliérain (36 millions deuros de budget) nétait plus quun mauvais souvenir pour les dirigeants du PSG, dont les yeux étaient depuis rivés sur la Ligue des champions. La saison passée, même le retour parmi lélite de lAS Monaco, propriété du milliardaire russe Dmitry Rybolovlev, navait guère effrayé les hiérarques de QSI. Mais pour le plus grand bonheur des chroniqueurs sportifs, le cru 2014-2015 du championnat de France se révèle particulièrement capiteux. Dimanche 8 février, en clôture de la 24e journée, les trois équipes de tête se tiennent actuellement à deux points.
LOM VA DEVOIR SACCROCHER
Au stade Gerland, le match nul (1-1) entre le leader lyonnais et le PSG na guère permis de clarifier la donne. En cas de victoire, les Gones auraient devancé de cinq points lOlympique de Marseille et la formation de la capitale. Constituée de jeunes « faits maison », la phalange rhodanienne ne conserve quune courte avance de deux unités sur ses rivaux phocéens et parisiens. Les deux ennemis ancestraux sont, eux, sur un pied dégalité parfait. « Tout le monde sort frustré de ce match-là, en ce qui concerne les Parisiens, a reconnu lentraîneur du PSG, Laurent Blanc, dans les entrailles de Gerland. Lyon doit être satisfait de ce résultat nul. Nous sommes satisfaits du point que nous ramenons en sachant que nous aurions pu en prendre deux de plus. Il y a eu beaucoup de choses sur le jeu notamment en seconde période au cours de laquelle mon équipe a été meilleure dans tous les compartiments. »
Contrairement à la Bundesliga allemande, où le Bayern Munich file vers un énième sacre, et à la Serie A italienne, où la Juventus Turin devrait aisément conserver son trône, la Ligue 1 pourrait offrir au printemps une joute à mort entre trois formations déterminées à glaner le titre. Si le suspense reste total, lOlympique de Marseille semble manquer de profondeur de banc malgré un début de saison fracassant (huit victoires consécutives) et le travail de sape réalisé par son entraîneur argentin Marcelo Bielsa. Alors quils ne sont plus concernés que par le championnat après leur élimination en Coupe de France et Coupe de la Ligue, les Phocéens devront saccrocher avant de recevoir lOlympique lyonnais, le 15 mars, et le PSG, le 5 avril. Ces deux rencontres seront assurément cruciales pour le gain du titre.
OBJECTIF LIGUE DES CHAMPIONS POUR LOL
Après la réception du PSG à Gerland, lentraîneur de lOL Hubert Fournier a publiquement reconnu la supériorité de son rival de la capitale, dont la maîtrise collective contraste avec son manque flagrant de réalisme. « Il faut reconnaître que nous avons eu face à nous un grand Paris et il y a donc la satisfaction davoir obtenu ce résultat nul, a déclaré le coach des Gones. Il a fallu faire preuve dabnégation et de solidarité. Nous avons fait le dos rond durant une grande partie du match car nous navions pas les moyens, ce soir, de rivaliser techniquement avec cette équipe parisienne. Nous avons eu la chance davoir eu un grand gardien qui nous a permis de rester dans le match. Nous restons premiers, ça fait plaisir. »
Doté dun budget plus de quatre fois inférieur (115 millions deuros) au PSG, lOL ne participe guère cette année à la Coupe dEurope et conserve ainsi une certaine fraîcheur en championnat. Sappuyant sur les talents issus de son académie (une vingtaine de joueurs formés au club au sein du groupe professionnel), la formation rhodanienne simpose de fait comme la rivale numéro un des Parisiens. Solide au Parc des Princes puis à Gerland, elle est parvenue à neutraliser (1-1) à deux reprises lécurie du fonds QSI cette saison et lorgne logiquement un titre qui lui échappe depuis la fin de son règne sans partage (2002-2008) sur la Ligue 1. Misant sur le long terme, le club du président Jean-Michel Aulas entend dabord retrouver la Ligue des champions avant dinaugurer, en décembre, son Stade des Lumières, écrin de 58 000 places dont il sera propriétaire.
LE PSG, ENCORE EN LICE DANS QUATRE TABLEAUX
A quatorze journées du terme de la saison, lOL parviendra-t-il à maintenir son avance sur le PSG ? Cest la principale inconnue. En obtenant un nul sur la pelouse lyonnaise, le club de la capitale a, lui, montré létendue de ses ressources malgré la méforme et lagacement manifestes de ses stars vieillissantes (Zlatan Ibrahimovic en premier lieu). Depuis sa défaite (4-2) à Bastia, début janvier, le club de la capitale a retrouvé une certaine rigueur défensive et pourrait faire valoir son expérience dans les prochaines semaines.
Principal favori dans la course à sa succession en championnat, le PSG est encore en lice en Coupe de la Ligue, dont il jouera la finale (face à Bastia) le 11 avril, ainsi quen Coupe de France (8e de finale contre Nantes le 11 février). Disputant actuellement un match tous les quatre jours, les joueurs de Laurent Blanc sont accaparés par la préparation de leur double confrontation face à Chelsea, en huitièmes de finale de Ligue des champions. Eliminés en quarts de finale (3-1/0-2) de lépreuve par les « Blues » la saison passée, les Parisiens considèrent la réception des Londoniens au Parc des Princes, le 17 février, comme le rendez-vous le plus important de « leur » saison.
Alors que les hiérarques de QSI ambitionnent de remporter la plus prestigieuse des compétitions européennes à lhorizon 2019 et détendre dici-là le rayonnement commercial du club, le PSG ne devra guère se louper face aux hommes de José Mourinho. Si daventure les Parisiens se hissaient en quarts de finale de Ligue des champions, nul doute que Laurent Blanc serait contraint dopérer une rotation et de ménager certains cadres sur la scène nationale. Du côté de lOL et de lOM, on prie pour que pareil scénario se réalise.
Aulas : « Je naime pas être pris pour le bouffon de la soirée »
Le président lyonnais Jean-Michel Aulas n'a pas caché son agacement à l'issue du match nul (1-1) concédé par son équipe contre le Paris SG dimanche, estimant que l'arbitre avait notamment oublié de siffler des penalties pour l'OL, alors qu'il en a accordé un à Paris. "Je suis très agacé. Quand on m'explique que ce n'est pas une main qui mérite penalty (en l'occurrence celle du Parisien Blaise Matuidi dans sa surface en première période, ndrl), je pense qu'on me prend pour un idiot et je n'aime pas qu'on me prenne pour le bouffon de la soirée", a vivement réagi M. Aulas au micro de Canal + après la rencontre.
Interrogé dans un premier temps sur son avis quant au penalty donné à retirer par M. Turpin à Ibrahimovic - en raison de l'incursion d'un grand nombre de joueurs, à majorité lyonnais, dans la surface avant que le Suédois ne s'exécute et voit son ballon repoussé en vain par le gardien lyonnais -, M. Aulas ne s'est guère voulu disert. "Tant que l'on appliquera les règlements sans aucune appréciation, sans aucun état d'âme, on se risque éventuellement à un certain nombre d'analyses. J'aurai aussi voulu revoir le penalty sur Lindsay, la main décollée (de Matuidi) en première mi-temps, et le penalty indéniable sur Yohann Gourcuff", a-t-il répondu, préférant donc revenir sur les actes qu'il juge manqués de l'arbitre.
Ligue 1 : après OL-PSG, le suspense reste total
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