Dans le Doubs, un duel PS-FN arbitré par les électeurs de l'UMP
Doubs, pour le deuxième tour de la législative partielle. Pour la première fois dans une telle élection, le Front national et le Parti socialiste s'affrontent en duel. Les électeurs de la 4e circonscription du Doubs auront le choix entre le socialiste Frédéric Barbier et la frontiste Sophie Montel, pour pourvoir le siège de député laissé vacant par Pierre Moscovici, devenu commissaire européen.
La participation était de 16, 25 % à la mi-journée, selon les chiffres de la préfecture, contre 14, 38 % lors du premier tour.
Le contexte à l'issue du premier tour
Le FN est arrivé en tête avec 32,6 % des voix, devançant le PS (28,8 %). Le candidat UMP Charles Demouge, arrivé en troisième position avec 26,5 % des voix, a été éliminé puisqu'il n'a pas atteint le seuil requis de 12,5 % des inscrits. L'abstention a de fait été très forte (60,5 %).
Les réserves de voix à gauche pour le PS ne sont pas très élevées. Le Front de gauche a réalisé 3,6 %, le candidat écologiste 3,1 % et deux partis d'extrême gauche ont totalisé 2 % des voix. Le comportement des électeurs UMP et des abstentionnistes sera donc déterminant pour le résultat final.
La campagne d'entre deux tours
Pour le FN, Steeve Briois, maire d'Hénin-Beaumont a fait le déplacement. Fidèle à sa tactique d'avant le premier tour, la candidate frontiste n'a pas vraiment fait de campagne, n'organisant aucun rassemblement, et se contentant de mettre des tracts dans les boîtes aux lettres.
Au PS, Manuel Valls, qui avait déjà fait un meeting juste avant le premier tour, est venu prêter main-forte à Frédéric Barbier, pour une visite de l'usine du groupe PSA, à Sochaux, le premier employeur de la région.
Outre le premier ministre, le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, a tenu une réunion publique mercredi soir. Les deux hommes ont beaucoup insisté sur les questions de sécurité, dans cette circonscription où le FN a fait campagne « contre le péril islamiste ».
Mais c'est à l'UMP que l'entre-deux-tours a été le plus agité. Le parti a réuni son bureau politique mardi 3 février pour décider de sa position. Certains dirigeants, comme Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet ont annoncé clairement leur soutien au PS, en vertu du front républicain. Nicolas Sarkozy avait lui adopté une position ambiguë, sans appeler à voter PS, mais en estimant que le FN devait être défait. Mais c'est la position du « ni-FN ni-PS » qui l'a finalement emporté. Dans un communiqué, l'UMP a appelé ses électeurs à voter blanc ou à s'abstenir.
Les enjeux
Après les attaques terroristes du mois de janvier, cette élection est le premier test dans les urnes pour le gouvernement. Si le couple exécutif a connu un regain de popularité, rien ne garantit que cela se traduise dans les urnes. Une victoire pour le PS la première dans une élection partielle depuis 2012 serait un signe encourageant alors que se profilent les départementales.
Pour le FN, il s'agit d'envoyer une troisième députée à l'Assemblée nationale. Le parti d'extrême droite ne l'a jamais emporté face au PS dans les 25 duels qui ont opposé les deux partis dans des législatives depuis 2002.
Cette élection représente surtout un test pour les partis avant les élections départementales. Le mode de scrutin est en effet très semblable et le Front national devrait se qualifier au deuxième tour dans nombre de cantons. L'élection dans le Doubs donnera une indication de la façon dont se comporte l'électorat de droite en cas de duel entre le FN et le PS.
Doubs, pour le deuxième tour de la législative partielle. Pour la première fois dans une telle élection, le Front national et le Parti socialiste s'affrontent en duel. Les électeurs de la 4e circonscription du Doubs auront le choix entre le socialiste Frédéric Barbier et la frontiste Sophie Montel, pour pourvoir le siège de député laissé vacant par Pierre Moscovici, devenu commissaire européen.
La participation était de 16, 25 % à la mi-journée, selon les chiffres de la préfecture, contre 14, 38 % lors du premier tour.
Le contexte à l'issue du premier tour
Le FN est arrivé en tête avec 32,6 % des voix, devançant le PS (28,8 %). Le candidat UMP Charles Demouge, arrivé en troisième position avec 26,5 % des voix, a été éliminé puisqu'il n'a pas atteint le seuil requis de 12,5 % des inscrits. L'abstention a de fait été très forte (60,5 %).
Les réserves de voix à gauche pour le PS ne sont pas très élevées. Le Front de gauche a réalisé 3,6 %, le candidat écologiste 3,1 % et deux partis d'extrême gauche ont totalisé 2 % des voix. Le comportement des électeurs UMP et des abstentionnistes sera donc déterminant pour le résultat final.
La campagne d'entre deux tours
Pour le FN, Steeve Briois, maire d'Hénin-Beaumont a fait le déplacement. Fidèle à sa tactique d'avant le premier tour, la candidate frontiste n'a pas vraiment fait de campagne, n'organisant aucun rassemblement, et se contentant de mettre des tracts dans les boîtes aux lettres.
Au PS, Manuel Valls, qui avait déjà fait un meeting juste avant le premier tour, est venu prêter main-forte à Frédéric Barbier, pour une visite de l'usine du groupe PSA, à Sochaux, le premier employeur de la région.
Outre le premier ministre, le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, a tenu une réunion publique mercredi soir. Les deux hommes ont beaucoup insisté sur les questions de sécurité, dans cette circonscription où le FN a fait campagne « contre le péril islamiste ».
Mais c'est à l'UMP que l'entre-deux-tours a été le plus agité. Le parti a réuni son bureau politique mardi 3 février pour décider de sa position. Certains dirigeants, comme Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet ont annoncé clairement leur soutien au PS, en vertu du front républicain. Nicolas Sarkozy avait lui adopté une position ambiguë, sans appeler à voter PS, mais en estimant que le FN devait être défait. Mais c'est la position du « ni-FN ni-PS » qui l'a finalement emporté. Dans un communiqué, l'UMP a appelé ses électeurs à voter blanc ou à s'abstenir.
Les enjeux
Après les attaques terroristes du mois de janvier, cette élection est le premier test dans les urnes pour le gouvernement. Si le couple exécutif a connu un regain de popularité, rien ne garantit que cela se traduise dans les urnes. Une victoire pour le PS la première dans une élection partielle depuis 2012 serait un signe encourageant alors que se profilent les départementales.
Pour le FN, il s'agit d'envoyer une troisième députée à l'Assemblée nationale. Le parti d'extrême droite ne l'a jamais emporté face au PS dans les 25 duels qui ont opposé les deux partis dans des législatives depuis 2002.
Cette élection représente surtout un test pour les partis avant les élections départementales. Le mode de scrutin est en effet très semblable et le Front national devrait se qualifier au deuxième tour dans nombre de cantons. L'élection dans le Doubs donnera une indication de la façon dont se comporte l'électorat de droite en cas de duel entre le FN et le PS.
Dans le Doubs, un duel PS-FN arbitré par les électeurs de l'UMP
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