A Bruxelles, un optimisme prudent lors d'une énième réunion de l'Eurogroupe
La journée de vendredi 20 février s'achèvera-t-elle enfin sur un accord sur la prolongation de six mois du programme d'aide à la Grèce ? L'Eurogroupe se penche une nouvelle fois sur la question à partir de 16 h 30, alors que l'incompréhension entre Athènes, qui a officiellement demandé cette prolongation, et Berlin, qui se montre toujours aussi intransigeant, atteint des sommets.
A son arrivée à Bruxelles, le Néerlandais Jeoren Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a déclaré qu'il y avait «des raisons d'être optimiste » quant à la conclusion d'un accord, mais que c'était « très difficile». Signe de la tension et de la gravité de la situation, une médiation « atypique » a été organisée avant le début de la rencontre entre les ministres allemand et grec des finances, Wolfgang Schäuble et Yanis Varoufakis. Ces discussions « attestent des difficultés » à faire dialoguer les deux hommes, « mais peut permettre d'avancer ».
Avant cette réunion qui s'annonce à nouveau compliquée, la Commission européenne avait tenté de calmer le jeu en assurant « qu'un accord est possible dans un futur proche, si tout le monde se montre raisonnable ». « Je considère la Grèce comme un membre permanent de la famille euro », a ajouté son président, Jean-Claude Juncker, dans un entretien au magazine allemand Wiwo. « Il n'y aura pas de sortie de la Grèce » de la zone euro.
Une position partagée, et répétée, par François Hollande et par Angela Merkel, vendredi. La chancelière allemande estime qu'il faut « encore améliorer les choses dans le fond » en ce qui concerne la proposition grecque, mais que l'ensemble des gouvernements européens, y compris le sien, travaillent pour que « la Grèce reste dans l'euro ».
Voir le visuel interactif : Six ans de tragédie grecque
« LA GRÈCE A FAIT TOUT CE QUI ÉTAIT POSSIBLE »
C'est pourtant le ministre des finances de Mme Merkel qui a sèchement rejeté la lettre du gouvernement grec demandant à la zone euro une extension de l'accord d'assistance financière. Le porte-parole du ministre des finances allemand a jugé que cette proposition ne représentait « pas une solution substantielle » et « ne répondait pas aux critères » fixés par la zone euro, car « en réalité elle s'oriente vers un financement relais, sans remplir les exigences du programme ».
Côté grec, c'est aussi un certain optimisme qui prévaut, après une semaine de négociations parfois compliquées. Le premier ministre, Alexis Tsipras, a dit à l'agence de presse Reuters :
« La Grèce a fait tout ce qui était possible pour parvenir à une solution mutuellement bénéfique, fondée sur le principe d'un double respect : respect du principe des règles de l'UE comme des résultats électoraux des Etats membres. »
M. Tsipras pense « arrivé » le moment d'une « décision politique historique pour l'avenir de l'Europe ». Un sentiment que son ministre des finances, Yanis Varoufakis, a résumé à son arrivée à l'Eurogroupe, disant espérer qu'une « fumée blanche » sorte à l'issue de la réunion. En cas d'échec de ces nouvelles discussions, un sommet européen entre chefs de gouvernement pourrait être organisé.
La journée de vendredi 20 février s'achèvera-t-elle enfin sur un accord sur la prolongation de six mois du programme d'aide à la Grèce ? L'Eurogroupe se penche une nouvelle fois sur la question à partir de 16 h 30, alors que l'incompréhension entre Athènes, qui a officiellement demandé cette prolongation, et Berlin, qui se montre toujours aussi intransigeant, atteint des sommets.
A son arrivée à Bruxelles, le Néerlandais Jeoren Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a déclaré qu'il y avait «des raisons d'être optimiste » quant à la conclusion d'un accord, mais que c'était « très difficile». Signe de la tension et de la gravité de la situation, une médiation « atypique » a été organisée avant le début de la rencontre entre les ministres allemand et grec des finances, Wolfgang Schäuble et Yanis Varoufakis. Ces discussions « attestent des difficultés » à faire dialoguer les deux hommes, « mais peut permettre d'avancer ».
Avant cette réunion qui s'annonce à nouveau compliquée, la Commission européenne avait tenté de calmer le jeu en assurant « qu'un accord est possible dans un futur proche, si tout le monde se montre raisonnable ». « Je considère la Grèce comme un membre permanent de la famille euro », a ajouté son président, Jean-Claude Juncker, dans un entretien au magazine allemand Wiwo. « Il n'y aura pas de sortie de la Grèce » de la zone euro.
Une position partagée, et répétée, par François Hollande et par Angela Merkel, vendredi. La chancelière allemande estime qu'il faut « encore améliorer les choses dans le fond » en ce qui concerne la proposition grecque, mais que l'ensemble des gouvernements européens, y compris le sien, travaillent pour que « la Grèce reste dans l'euro ».
Voir le visuel interactif : Six ans de tragédie grecque
« LA GRÈCE A FAIT TOUT CE QUI ÉTAIT POSSIBLE »
C'est pourtant le ministre des finances de Mme Merkel qui a sèchement rejeté la lettre du gouvernement grec demandant à la zone euro une extension de l'accord d'assistance financière. Le porte-parole du ministre des finances allemand a jugé que cette proposition ne représentait « pas une solution substantielle » et « ne répondait pas aux critères » fixés par la zone euro, car « en réalité elle s'oriente vers un financement relais, sans remplir les exigences du programme ».
Côté grec, c'est aussi un certain optimisme qui prévaut, après une semaine de négociations parfois compliquées. Le premier ministre, Alexis Tsipras, a dit à l'agence de presse Reuters :
« La Grèce a fait tout ce qui était possible pour parvenir à une solution mutuellement bénéfique, fondée sur le principe d'un double respect : respect du principe des règles de l'UE comme des résultats électoraux des Etats membres. »
M. Tsipras pense « arrivé » le moment d'une « décision politique historique pour l'avenir de l'Europe ». Un sentiment que son ministre des finances, Yanis Varoufakis, a résumé à son arrivée à l'Eurogroupe, disant espérer qu'une « fumée blanche » sorte à l'issue de la réunion. En cas d'échec de ces nouvelles discussions, un sommet européen entre chefs de gouvernement pourrait être organisé.
A Bruxelles, un optimisme prudent lors d'une énième réunion de l'Eurogroupe
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